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Histoires et mémoires de la Cité Amouroux

Mission : Pas de mission

 

Maîtrise d'oeuvre : 

Maîtrise d'ouvrage : 

Budget :

Localisation : Toulouse (31)

Année : en cours

L'agence n'est impliquée dans aucune mission qui mette en jeu sa fonction de maîtrise d'oeuvre ou d'étude des transformations de la Cité Amouroux. Pourtant elle occupe le quartier au quotidien et, de rencontres en discussions, se retrouve souvent confrontée au type d'engagement à faire valoir pour ce quartier et ses habitants.

 

La cité se situe au sein d'un quartier à majorité pavillonaire de Toulouse, bordé par la voie ferrée sur tout son long et desservi par la ligne de bus 48 qui trouve là son terminus. L'ensemble des bâtiments et des espaces ouverts (parkings, dalles et jardins) sont issus des principes de planification et de construction modernes des années 60. Leurs mis en oeuvre par l'architecte Fabien Castaing et l'agence AAA se positionne dans la culture architecturale comme une version aussi appliquée que savante des remises en questions de la Charte d'Athènes portées par le Team X à cette époque.

 

Un seul et même parc entrecoupé de voies et de quelques morceaux de dalles permet de cheminer d'un bout à l'autre de la cité sans rencontrer une seule clôture. De petits immeubles de 4 niveaux, légèrements surélevés par rapport aux jardins, s'emboitent et se déboitent les uns avec les autres pour composer une série de jardins et de petites places aux dimensions variées. S'il s'agit bien sûr d'un quartier de logements collectifs (environ 1600 logements), il faut souligner le fait que chaque appartement s'insère dans une logique très progressive d'enchainement d'espaces piétonniers. De la chaussée au seuil de la porte palière, se retrouvent successivement : parking aériens plantés, cheminement piétonnier bordés de haies arbustives, couvert extérieur en balcon sur les jardins et donnant accès aux boites à lettres et à la porte d'entrée, large couloir menant à la cage d'escalier centrale... Si une telle lecture de l'espace urbain a le mérite de souligner la singularité et les qualités urbaines et architecturales de la cité, elle n'en demeure pas moins partielle et désintéressées du vécu de ses habitants.

 

La cité Amouroux est aujoud'hui une des plus grandes copropriétés de Toulouse. Son histoire sociale est donc elle aussi originale parmis celle des ensembles d'habitation modernes construits à Toulouse à partir des années 50. Si elle ne fait l'objet d'aucune politique de la ville comme le Mirail, Empalot, ou Bagatelle, les questions sociales y sont pourtant aussi nombreuses que sensibles et nous interrogent sur les conditions d'une implication politique plus grande (projet économique, social, culturel,... urbain). Les transformations possibles ou en cours du quartier se posent à tous les habitants. Elles se discutent, se débatent et se votent lors de réunions de copropriété, comme ce serait le cas pour n'importe quel immeuble. Mais un tel cadre suffit-il à mesurer, partager et appréhender les transformations d'un espace urbain aussi important ?

 

Si l'implication et les outils des habitants autour de ces questions sont des sujets quotidiens, nous nous interrogeons donc sur l'implication des politiques urbaines pour ce quartier et sur le rôle de médiateurs que les architectes pourraient y prendre.